Don, leg : 5 bonnes questions à se poser

communiqué de presse du Comité de la Charte du 11 septembre 2015

Léguer est un acte de générosité, mais également un engagement dans le temps et un acte juridique.

Je dois donc prendre quelques précautions et choisir attentivement la ou les organisations à qui je souhaite léguer.

Question n° 1 : A-t-elle les moyens de faire respecter mes volontés ?

Les causes sont multiples et les moyens d’action également. L’organisation que je choisis a-t-elle pour mission de réaliser la cause que je souhaite soutenir ? Ses moyens d’action lui permettent-ils de le faire ? Je m’informe sur les organisations à qui j’ai vraiment envie de léguer mes biens.

Bon à savoir : l’Essentiel est un document mis en place par le Comité de la Charte, qui permet de rendre compte de façon simplifiée et transparente aux donateurs et au public des legs, des dons et autres ressources provenant de la générosité publique reçues par l’organisation et de ce qu’elle en fait.

Question n°2 : Est-elle habilitée à recevoir des donations ou des legs ?

Les associations ou fondations reconnue d’utilité publique, les associations cultuelles et diocésaines, les associations déclarées ayant pour objet exclusif l’assistance, la bienfaisance ou la recherche scientifique ou médicale, autorisées par le préfet, les associations déclarées appartenant à une union ou un organisme reconnu d’utilité publique qui reçoit en son nom la donation, les congrégations autorisées ou légalement reconnues ont la capacité de recevoir des libéralités.

Sous certaines conditions, les autres associations d’intérêt général peuvent recevoir des legs. Il faut cependant vérifier la fiscalité applicable.

Question n°3 : Dispose-t-elle de procédures écrites définissant les relations testateur/légataire ?Respectera-t-on ma volonté ?
Le dossier de legs ou de donation sera-t-il traité de manière impartiale et désintéressée ? Suis-je protégé(e) d’éventuels conflits d’intérêt ? La confidentialité sera-t-elle respectée ?

Question n°4 : Saura-t-elle vendre mes biens de façon sécurisée ?

A-t-elle une procédure concernant les modalités de vente des biens meubles et immeubles ?

Bon à savoir : Les règles déontologiques applicables par les organisations membres du Comité de la Charte prévoient le principe de l’interdiction de vendre de gré à gré des biens immobiliers à des salariés ou bénévoles de l’organisation.

Conseil n°5 : Le patrimoine que je lègue sera-t-il bien employé ?

L’organisation est-elle transparente ?
Y a-t-il un organe de gouvernance habilité à accepter ou renoncer à un legs ?
Où sont retracés les différentes donations et legs ? En est-il fait mention dans les rapports d’activité annuels ?

Don en confiance Gefluc Languedoc Roussillon

Selon Gérard de La Martinière, président du Comité de la Charte du don en confiance : « En matière de donation et de legs, c’est la confiance dans la durée qui doit primer. C’est pourquoi, dans cette décision importante et délicate, le label « don en confiance » permet de gagner un supplément de sérénité. »

 

 

Soleil, ami ou ennemi ?

Le soleil, indispensable à notre vie et à notre équilibre psychologique nous aide:

  • À synthétiser la vitamine D qui fixe le calcium de nos os (quelques minutes par jour d’exposition du visage suffisent)
  • À lutter contre certaines affections de la peau comme le psoriasis
  • À garder le moral mais c’est surtout la lumière reçue par les yeux qui nous permet de lutter contre une éventuelle dépression saisonnière
  • À nous procurer un léger hale plus ou moins protecteur selon les personnes

Mais l’abus d’exposition au soleil comporte aussi des risques 

  • Coups de soleil : de la simple rougeur  à la vraie brulure (les expositions intermittentes et violentes dans l’enfance  et/ou sur peaux claires aggravent le risque de mélanomes)
  • Insolation
  • Vieillissement prématuré de la peau (rides, taches pigmentées..)
  • Photosensibilisation ( lien avec les produits cosmétiques  et pharmaceutiques)
  • ophtalmies
  • cataracte
  • cancers de la peau (200 000 nouveaux cas de mélanomes par an dans le monde)

L’exposition aux UV représente le risque majeur de cancer de la peau.

Depuis 2009 les rayonnements UVA et UVB sont classés cancérigènes pour l’homme par le CIRC (centre international de recherche sur le cancer)

Nous ne sommes pas égaux face au soleil

Certains types de peau le supportent mieux que d’autres. L’OMS a déterminé une classification qui définit les différents types de peau, ou  « phototypes ».

Connaître votre phototype vous permet de mesurer votre niveau de risque dû au soleil.

Pour en finir avec les idées reçues…

  • LA CRÈME SOLAIRE NE SUFFIT PAS À PROTÉGER VOTRE PEAU DU SOLEIL
  • LE DANGER NE VIENT PAS UNIQUEMENT DES COUPS DE SOLEIL
  • IL FAUT CONTINUER À SE PROTÉGER MÊME QUAND ON EST BRONZÉ
  • TOUT LE MONDE N’A PAS CAPACITÉ À BRONZER, RIEN NE SERT D’INSISTER
  • LE RISQUE N’EST PAS LIÉ À LA SENSATION DE CHALEUR MAIS À L’INTENSITÉ DES RAYONS UV
  • LES AUTO-BRONZANTS ET LES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES NE PROTÈGENT PAS DU SOLEIL

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Cellules souches, risque de cancer et hasard : attention aux extrapolations dangereuses…

William Jacot Docteur du Département d'Oncologie Médicale, ICM - Val d'Aurelle

Le Dr William Jacot, du Département d’Oncologie Médicale, Institut régional du Cancer de Montpellier (ICM) – Val d’Aurelle, nous explique pourquoi les travaux de 2 chercheurs américains publiés dans la revue Science du mois de janvier ont suscité autant de réactions.

L’article publié par Tomasetti et Vogelstein dans le numéro du 2 janvier 2015 de la prestigieuse revue Science a fait couler beaucoup d’encre, y compris dans la presse généraliste, et suscité de vives réactions.

Qu’en est-il ?
Partant du postulat que le risque de cancérisation d’un tissu est proportionnel au nombre total de divisions de ses cellules souches, cellules « primordiales » capables à la fois d’auto-renouvellement et de produire des cellules cancéreuses matures, et donc que le hasard lié aux anomalies de réparation et de copie de l’ADN explique une large majorité des cancers, les auteurs ont évalué la corrélation entre le risque de cancers de différents tissus et les données bibliographiques disponibles sur le nombre et la cinétique des cellules souches desdits tissus.

Utilisant une méthodologie bio-informatique sur ces données publiées, les auteurs obtiennent des résultats suggérant une corrélation entre cette estimation du nombre total de divisions de cellules souches et le risque de développer un cancer du tissus correspondant. Les résultats divergent pour certains cancers, ceux-ci sont alors classés comme associés à des facteurs environnementaux ou héréditaires (cancers du fumeur, cancers du col de l’utérus induits par l’HPV, cancers colorectaux, mammaires et ovariens associés à des mutations délétères…).

Quoi de neuf me direz-vous ?
Les auteurs proposent une explication basée sur une estimation du nombre de divisions totales de cellules souches à un phénomène bien connu en oncologie clinique : le risque de cancer augmente avec l’âge (et donc le nombre de divisions cellulaires), et se révèle généralement plus important dans les tissus à cinétique rapide par rapport aux tissus dit lents. Cette explication, appuyée par une analyse bio-informatique, ne devrait pas émouvoir de manière exagérée…

Le principal souci réside probablement dans la discussion et la conclusion de l’article, et dans l’interprétation abusive qui en a été faite.
Ce n’est pas parce qu’une fraction non négligeable des cancers sont dus à l’accumulation par effet aléatoire d’anomalies génétiques au cours du temps qu’il n’est pas essentiel de poursuivre et renforcer nos efforts de prévention, afin de lutter pour réduire la part des cancers liés à des facteurs environnementaux.

De même, le concept de « hasard » n’est en rien antinomique avec la notion de thérapie ciblée (traitement dirigé spécifiquement envers une anomalie biologique présente dans les cellules cancéreuses, absente dans les tissus sains, permettant une meilleure balance entre effets secondaires et efficacité), comme cela a trop souvent été relayé auprès du grand public suite à la parution de cet article.

Les exemples les plus parlants pourraient ainsi être la leucémie myéloïde chronique (induite par le gène de fusion Abl-BCR, cible de l’imatinib), ou les cancers bronchiques arborant une mutation activatrice de l’EGFR (cible de l’erlotinib et du gefitinib) et survenant dans la grande majorité des cas chez des patients non-fumeurs. Ces deux pathologies, rattachables à l’effet du hasard selon la méthodologie de Tomasetti et Vogelstein, sont en effet liées à une anomalie moléculaire bien spécifique les rendant de fait extrêmement sensibles à la thérapie ciblée associée.

Gardons donc la tête froide. Continuons à lutter sur le domaine de la prévention, du dépistage, et d’une meilleure connaissance de ces tumeurs, dont un traitement adapté passe avant tout par l’identification des mutations essentielles à leur développement, même si probablement parfois induites par le hasard et le temps qui passe.

Dr William Jacot

Référence : Tomasetti C, Vogelstein B. Cancer etiology. Variation in cancer risk among tissues can be explained by the number of stem cell divisions. Science. 2015 Jan 2;347(6217):78-81