Nutrition: Faire le point

On estime que 40 % des cancers pourraient être évités par des modifications de nos modes de vie et dans notre environnement [source INCa : Institut National du Cancer].

Pour diminuer le risque de survenue d’un cancer OU après un cancer, les nutritionnistes de l’ICM font le point sur le rôle de l’alimentation dans la prévention du cancer.

Manger 5 portions de fruits et légumes par jour.

[Remarque : les féculents (pomme de terre, pâtes, riz, semoule,…), les légumes secs, les fruits secs et les graines ne sont pas inclus dans ce groupe].

Grâce à leur richesse en eau, vitamines, minéraux et en fibres, les fruits et légumes sont indispensables. Peu caloriques, ils diminuent le risque d’obésité et de surpoids, régulent le transit intestinal et la sensation de faim.

schema prévention

  • Les féculents (pommes de terre, pates, pain, riz,…) apportent 50 % de notre énergie quotidienne. Les produits céréaliers complets (pain complet, pates complètes, riz complets, millet, orge, avoine, boulgour, sarrasin,…), doivent être privilégiés pour votre santé.
  • Inclure dans son alimentation quotidienne un apport en légumes secs (fèves, haricots blancs, haricots rouges, lentilles, pois…), permet d’apporter une source de protéines et de fibres.
  • Il est recommandé de ne pas dépasser 500g de viande rouge cuite par semaine (bœuf, porc, agneau et chevreau) : manger moins de 5 steaks hachés de viande rouge par semaine !

Favoriser la consommation de viandes blanches (veau, lapin et volailles), d’œufs (maximum 4 par semaine) et de poissons qui sont également de bonnes sources de protéines.

Les aliments riches en sel

Les aliments riches en sel

  • Si vous aimez la charcuterie, riche en sel et en graisses animales, réservez-la à une portion par semaine, soit 2 tranches de jambon sec ou 1 tranche de jambon cuit ou 1 tranche de pâté ou 5-6 tranches de saucisson sec.
  • Pour donner du goût à vos plats, privilégier les épices et herbes aromatiques. Trop de sel est dangereux pour la santé. La dose recommandée de sel/jour est en moyenne de 5g. Or, notre alimentation industrialisée apporte environ 10 g de sel par jour !

Attention aux apports cachés en sel dans les conserves et les plats préparés industriels!

 

  • Limiter la consommation de produits à haute densité calorique, c’est-à-dire les produits de plus de 225 kcal/100g (boissons sucrées, plats préparés, pâtisseries, restauration rapide, …).
  • Sauf avis médical, boire de l’eau du robinet.
  • L’alcool n’est pas recommandé. En cas de consommation, la limiter à 1 verre / jour chez la femme et à 2 / jour chez l’homme.
  • Consommer des compléments alimentaires régulièrement (gélules, cachets, poudres) sans prescription médicale peut être nocif pour la santé et même augmenter le risque de certains cancers. Une alimentation variée et équilibrée répond aux besoins nutritionnels de l’organisme.

Voici l’exemple d’un plateau repas type permettant de regrouper l’ensemble de ces conseils nutritionnels:

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Et n’oubliez pas de pratiquer une activité physique d’au moins 30 mn par jour !

Source ICM Val d’Aurelle

make sense

« Prendre le Cancer à la gorge »
Pour la 3ème année, les professionnels se mobilisent pour la semaine européenne du dépistage et de la prévention des cancers ORL.

Les cancers ORL se situent au 5ème rang des cancers les plus fréquents en France avec une mortalité qui reste élevée malgré les progrès réalisés dans leur prise en charge (près de 5000 patients par an).

Avec comme principaux facteurs de risques historiques le tabac et l’alcool, leur épidémiologie tend à se modifier ces dernières années et incite les professionnels à tirer la sonnette d’alarme sur les comportements à risques.

Parce qu’il est important d’informer l’ensemble de la population sur les facteurs de risques et les signes d’alerte, tous les professionnels impliqués dans la prise en charge de ces cancers organisent, pour la 3ème année, dans toute l’Europe, une semaine (du 21 au 25 septembre 2015) de sensibilisation et de prévention intitulée « Make Sense »

Dans le cadre de cette campagne, les médecins de l’ICM, du CHRU de Montpellier et de la Clinique Beausoleil, souhaitent alerter le grand public sur les comportements à risques et inciter à consulter dès l’apparition des premiers symptômes.(article MIDI LIBRE)

Les principaux facteurs de risques

Tabac et alcool : facteurs de risques bien connus

La consommation d’alcool et de tabac sont les principaux facteurs de risques des cancers ORL :
Les fumeurs présentent plus de risques que les non-fumeurs.
Les hommes qui boivent plus de 3 verres par jour, et les femmes qui boivent plus de 2 verres par jour ont significativement plus de risques de développer un cancer ORL.

Ces cancers peuvent donc être évités en modifiant les comportements. Il est important d’informer le grand public sur ces risques. D’autant plus que le niveau d’usage récent (avoir consommé du tabac au cours des trente derniers jours) parmi les jeunes français de 15-16 ans est plus élevé que la moyenne européenne (38% contre 28%- ESPAD 2011). Et le Languedoc-Roussillon fait partie des régions où l’expérimentation et la consommation de tabac sont les plus élevées de France (ESCAPAD 2011).

Le CHRU et l’ICM disposent chacun d’une Equipe de Liaison et de Soins en Addictologie (ELSA) pour accompagner les personnes qui le souhaitent dans la diminution ou l’arrêt de la consommation de tabac et de l’alcool.

Elsa ICM : 04 67 61 31 78 du lundi au vendredi entre 9h et 12h30. Elsa CHRU : 04 67 33 99 61

Le virus HPV : facteur de risque moins connus

On sait désormais que les papillomavirus humains (HPV) jouent un rôle dans la formation de certains cancers de l’oropharynx, mais aussi de la bouche, et cela indépendamment de l’alcool ou du tabac bien que leur association se potentialisent.

Une relation avec l’HPV serait observée dans 40 à 60 % des cancers de l’oropharynx, et l’HPV de type 16 est le plus fréquemment en cause comme pour le cancer du col de l’utérus.

S’il existe une association entre certaines habitudes sexuelles et le risque de carcinome induit par l’HPV au niveau de l’oropharynx, les mécanismes exacts de cette relation ne sont encore clairement établis.

Parce qu’ils touchent une population de patients plus jeune, âgée de 30 à 40 ans, généralement non alcooliques et non-fumeur, les cancers ORL HPV sont parfois méconnus et diagnostiqués à des stades avancés.

En cas de douleur persistante à la gorge, semblable à une angine, supérieure à trois semaines, il faut penser qu’il peut s’agir d’un cancer ORL.

Cette nouvelle épidémiologie nécessite de redéfinir les stratégies thérapeutiques et constitue un axe de recherche à part entière.

Les équipes médicales attendent les résultats des campagnes de vaccination au sein de la population féminine pour le cancer du col de l’utérus afin dévaluer si cette protection est aussi efficace pour les cancers oropharyngés en rapport avec l’HPV.

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Les signes cardinaux d’alertes à ne pas négliger

Un diagnostic précoce avec une prise en charge à un stade peu évolué améliorent le pronostic. Il est primordial de consulter dès que les signes d’alerte (douleur de la langue, aphte persistant, enrouement de gorge, difficulté et/ou douleur à avaler, obstruction nasale avec saignement, masse ou ganglion cervical) persistent plus de trois semaines.

Malheureusement, quatre à six mois s’écoulent en moyenne entre l’apparition des symptômes et la première consultation médicale. Le but de cette campagne est de sensibiliser le grand public aux symptômes dont la persistance doit alerter et faire consulter.

En effet, ces symptômes ressemblent beaucoup à ceux d’une affection grippale et sont souvent considérés comme des signes banals.

C’est pourquoi il convient d’être très attentif à toute lésion de la muqueuse buccale (comme une plaie qui durcit ou un aphte qui ne guérit pas), aux troubles de la déglutition ou de la mastication, à l’enrouement, à des douleurs irradiant dans les oreilles, ainsi que la présence d’une masse dans la région du cou.

Ces symptômes doivent être considérés comme des signes d’alarme et leurs persistances doivent faire consulter.

Les patients du Languedoc-Roussillon bénéficient, à Montpellier, d’une prise en charge concertée, complète et transversale des cancers ORL, unissant les équipes du CHRU de Montpellier et de l’ICM, auxquelles s’associent également des praticiens de la Clinique Beausoleil.

Mais quelle que soit la nature des progrès, la prévention et le dépistage précoce restent des éléments déterminants de la réussite du traitement.

 

make sense

Extrait du communiqué de presse ICM Montpellier du 17/09/2015

Prévention cancer -Test 3 minutes pour faire le point

40 % des cancers sont liés à nos modes de vie et pourraient donc être évités.

(source INCA)

Tabac, alcool, alimentation, activité physique, surpoids, exposition aux rayonnements UV, radon, cancers professionnels… Pour aider chacun à adopter des stratégies de prévention utiles, l’institut national du cancer propose un test en ligne « Prévention cancers : le test, 3 minutes pour faire le point ».

Via une animation simple et ludique, les résultats vous permettent d’avoir les bons repères et de bénéficier de conseils personnalisés pour agir au quotidien.

 

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Tabac et prévention santé dans l’entreprise

Sensibiliser les chefs d’entreprises et les salariés à la prévention des risques cancer liés au tabac, en intervenant directement sur le lieu de travail, est une des missions du GEFLUC.

L’arrêt du tabac, s’il suscite bien des difficultés, réserve aussi de bonnes surprises, il n’est jamais trop tard et les bénéfices de l’arrêt du tabac interviennent presque immédiatement…

Qu’est ce qu’on gagne à arrêter de fumer?

20 minutes après la dernière cigarette

La pression sanguine et les pulsations du coeur redeviennent normales.

8 heures après la dernière cigarette

La quantité de monoxyde de carbone dans le sang diminue de moitié, l’oxygénation des cellules redevient normale.

24 heures après la dernière cigarette

Le risque d’infarctus du myocarde diminue déjà, les poumons commencent à éliminer le mucus et les résidus de fumée, le corps ne contient plus de nicotine.

48 heures après la dernière cigarette

Le goût et l’odorat s’améliorent, les terminaisons nerveuses gustatives commencent à repousser.

72 heures après la dernière cigarette

Respirer devient plus facile, les bronches commencent à se relâcher et on se sent plus énergique.

2 semaines à 3 mois après la dernière cigarette

La toux et la fatigue diminuent, on récupère du souffle, on marche plus facilement.

1 à 9 mois après la dernière cigarette

Les cils bronchiques repoussent, on est moins essouflé.

1 an après la dernière cigarette

Le risque d’infarctus du myocarde diminue de moitié, le risque d’accident vasculaire cérébral rejoint celui d’un non-fumeur.

5 ans après la dernière cigarette

Le risque de cancer du poumon diminue presque de moitié.

10 à 15 ans après la dernière cigarette

L’espérance de vie devient presque identique à celle des personnes n’ayant jamais fumé.

Entrepreneurs, salariés, contactez-nous

Entrepreneurs, salariés,
contactez-nous

Soleil, ami ou ennemi ?

Le soleil, indispensable à notre vie et à notre équilibre psychologique nous aide:

  • À synthétiser la vitamine D qui fixe le calcium de nos os (quelques minutes par jour d’exposition du visage suffisent)
  • À lutter contre certaines affections de la peau comme le psoriasis
  • À garder le moral mais c’est surtout la lumière reçue par les yeux qui nous permet de lutter contre une éventuelle dépression saisonnière
  • À nous procurer un léger hale plus ou moins protecteur selon les personnes

Mais l’abus d’exposition au soleil comporte aussi des risques 

  • Coups de soleil : de la simple rougeur  à la vraie brulure (les expositions intermittentes et violentes dans l’enfance  et/ou sur peaux claires aggravent le risque de mélanomes)
  • Insolation
  • Vieillissement prématuré de la peau (rides, taches pigmentées..)
  • Photosensibilisation ( lien avec les produits cosmétiques  et pharmaceutiques)
  • ophtalmies
  • cataracte
  • cancers de la peau (200 000 nouveaux cas de mélanomes par an dans le monde)

L’exposition aux UV représente le risque majeur de cancer de la peau.

Depuis 2009 les rayonnements UVA et UVB sont classés cancérigènes pour l’homme par le CIRC (centre international de recherche sur le cancer)

Nous ne sommes pas égaux face au soleil

Certains types de peau le supportent mieux que d’autres. L’OMS a déterminé une classification qui définit les différents types de peau, ou  « phototypes ».

Connaître votre phototype vous permet de mesurer votre niveau de risque dû au soleil.

Pour en finir avec les idées reçues…

  • LA CRÈME SOLAIRE NE SUFFIT PAS À PROTÉGER VOTRE PEAU DU SOLEIL
  • LE DANGER NE VIENT PAS UNIQUEMENT DES COUPS DE SOLEIL
  • IL FAUT CONTINUER À SE PROTÉGER MÊME QUAND ON EST BRONZÉ
  • TOUT LE MONDE N’A PAS CAPACITÉ À BRONZER, RIEN NE SERT D’INSISTER
  • LE RISQUE N’EST PAS LIÉ À LA SENSATION DE CHALEUR MAIS À L’INTENSITÉ DES RAYONS UV
  • LES AUTO-BRONZANTS ET LES COMPLÉMENTS ALIMENTAIRES NE PROTÈGENT PAS DU SOLEIL

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